16 décembre, naissance de René-Marie Joseph Castaing, né du peintre Henry Joseph Castaing et de Rose-Marie Picamilh, second enfant d’une famille qui en compta huit.

Poursuit ses études classiques au collège de l’Immaculée-Conception, à Pau.
Manifeste très tôt des dons pour le dessin et reçoit sa première formation auprès de son père.

Admis au Salon des Artistes français, où il expose trois aquarelles.

Expose au Salon un fusain rehaussé de sanguine, Le Parchemin.
S’engage dans la guerre comme volontaire, le jour même de ses dix-huit ans.
Est envoyé en Champagne, en Lorraine; puis, après une permission à Pau, en Macédoine.

21 janvier, mort de Joseph Castaing, son père.

Sa conduite lui vaut la Croix de Guerre, les médailles d’Orient, de Serbie, Interalliée.
Encore retenu sous les drapeaux, passe six mois en Algérie.
En octobre, part pour Paris et s’inscrit à l’académie Julian.
Travaille dans l’atelier du peintre William Laparra.

Mémorial des morts de 1914-1918

Admis en avril à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts. Après le décès de son premier maître William Laparra, entre dans l’atelier de Paul-Albert Laurens.

Prend part aux concours de l’École et remporte des médailles et ses premiers prix (prix Sturler, Steinlen, Duffer et Saintin, ainsi que le 1er Prix Jauvin d’Attainville).

Obtient d’autres prix (Attainville, Théodore Ralli). Collabore comme dessinateur à …

La relève – 1923

La Revue Française et à L’Illustration (fournit divers dessins, dont quatre sanguines pour le prestigieux numéro de Noël, paru le 1er décembre 1923).



					

Se présente au concours du Prix de Rome. Réussit les premières épreuves éliminatoires et est admis « en loge » pour l’épreuve finale. Le Premier Grand Prix de Rome de Peinture lui est décerné pour son tableau Jésus chez Marthe et Marie.
Reçoit une médaille d’Or de sa ville de Pau, et les félicitations de l’Académie de Béarn.
Écrit un article, enrichi de spirituels lavis, pour le numéro du 2 août 1924 de L’Illustration : « Trois mois en loge ».

S’installe début janvier à la Villa Médicis.
Achat par la Société des Amis des Arts de Pau de l’esquisse au pastel pour Jésus chez Marthe et Marie, première œuvre à entrer au musée de la ville. Le 27 août, épouse Marie d’Espalungue d’Arros, à Arros (près de Pau).

1er envoi de Rome : une Pietà.
Publie un article, illustré de dessins humoristiques, « Les ateliers des Prix de Rome à la Villa Médicis », paru dans L’Illustration le 12 juin.

2ème envoi : une copie de L’éducation de l’Amour d’après Le Titien.
Obtient le 1er prix au concours du journal Comoedia : projets de costumes pour Chantecler d’Edmond Rostand.

3ème envoi : un Ecce Homo.
Quitte la Villa Médicis le 8 août, et s’installe à Pau dans l’ancienne maison-atelier de son père, au 32 rue Henri-Faisans.

L’Académie de Béarn organise du 9 au 20 mars une exposition où sont présentés les travaux de ses « Trois ans d’École de Rome » : grand succès de l’exposition.
En hommage au secrétaire de l’Académie de Béarn, peint le Portrait du Dr Sabatier. Médaille d’Argent, au Salon des Artistes français, pour le portrait de son épouse Etude en rose.

Commande de la décoration de l’église de Bizanos, dans la banlieue paloise. Médaille d’Argent au Salon pour sa toile, exécutée l’année précédente, Nouste Dame dou Tauzi (église de Baigts-de-Béarn).
Décors pour la chapelle de l’hôpital à Auch.

Inauguration solennelle, en juin, de la première tranche des peintures de Bizanos.
Fournit des dessins pour un roman de La Petite Illustration, Camille ou le reflet de Rome.

Hommage des habitants de Bizanos à leur patron Saint Magne : Eglise de Bizanos – 1932

Se lie d’amitié avec le jeune peintre ariégeois, René Morère. Prix Alphonse de Neuville au Salon pour ses études, en vue de l’illustration du roman de Roland Dorgelès, Les Croix de bois. Réalise des portraits et divers décors de demeures en Béarn.

Rupture avec son maître, Paul-Albert Laurens.
Expose à Pau le fruit de « Quatre ans de travail », du 15 mars au 2 avril (221 œuvres).
Entre à l’Académie de Béarn.

La Sainte Famille et Sainte Thérèse

Décorations pour l’église de Borce (vallée d’Aspe) et pour la chapelle de l’école Jeanne d’Arc à Tarbes.
Portraits parfois expressionnistes où se manifeste l’influence de Morère.

Nombreuses commandes : des portraits, un Saint Benoît pour un couvent de Bénédictins, un portrait de Bernadotte pour le musée Bernadotte, la décoration de la salle à manger de M. Tooley, inspirée de l’histoire de Cendrillon, ainsi que deux paysages pour l’Académie de Béarn (réalisés l’un en 1938, l’autre en 1940).

Inauguration solennelle du décor de l’église de Bizanos; une médaille d’Or lui est décernée au Salon de 1936 pour la toile de La Résurrection de la chair.
Exécute dix figures de saints pour la chapelle du Petit Séminaire à Saint-Pé-de-Bigorre, et les premières stations d’un Chemin de Croix pour l’église de Bidache.

Notre Dame du Pilier et Saint Jacques

Décorations pour les églises de Saint-Goin et Salies-de-Béarn, ainsi que pour la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges.
Reçoit l’importante commande du décor de la salle de Lourdes au Pavillon dit des « Trois B », pour l’Exposition internationale : les quatre grandes toiles réalisées sont récompensées par une médaille d’Argent.
Participe, en octobre, à l’Exposition d’Art sacré moderne qui se tient en l’église Sainte-Odile, à Paris.

Commande d’une décoration pour la chapelle des Dominicaines à Auch, d’une autre pour le collège de l’Immaculée-Conception à Pau.
Expose au Palais d’Hiver, du 30 mai au 30 juin, le travail des cinq dernières années : les œuvres présentées remportent un grand succès.
Achat par le musée de Pau du portrait de son épouse Le chapeau de paille d’Italie.

Prix Gabriel-Ferrier au Salon, pour son « triptyque » : deux stations du Chemin de Croix de Bidache et La Présentation au Temple du collège de l’Immaculée-Conception; est désormais mis « hors concours ».
Achat par l’État de la toile Le Christ rencontrant sa mère.
Envois réguliers aux Salons de Tarbes, d’Oloron et, bientôt, de Toulouse.
En juillet, fait partie du jury de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux.

La danse – 1941

Le préfet B. Ducommun le charge de décorer la salle Louis Barthou à la Préfecture : peint une Scène de chasse au temps des Albret.
Commandes de nombreux portraits et de décors pour des demeures privées.
Apporte son soutien au Secours national, œuvre de solidarité aux prisonniers de guerre, en faisant don d’études de mains pour une vente aux enchères.

Le préfet lui achète une toile pour le salon de la Villa préfectorale.
Le chanoine Hourcade lui confie le décor du chœur de l’église Notre-Dame du Bout-du-Pont à Pau, à la limite de Jurançon.
Réalise de nombreux portraits, dont celui du maire de Pau, Pierre Verdenal.
Participe au Salon d’Art catholique, à Marseille.

Commence un important décor pour le château de Diusse, dans le nord du département.
Très affecté par la mort de son ami René Morère, le 26 décembre.

Termine le décor de Diusse.
Expose, au Salon des Amis des Arts de Pau, les portraits nouvellement réalisés.
Après une opération en août, part en convalescence à Bagnères-de-Bigorre où il continue à peindre (paysages, natures mortes, portraits).
Le 8 décembre, est transporté à l’hôpital de Tarbes où il meurt, le lendemain, et est inhumé au cimetière de Pau.
Il n’avait pas achevé sa quarante-septième année.

Biographie tirée de l’ouvrage « René-Marie Castaing, oeuvres décoratives » par Annie Roux-Dessarps, diplômée de l’Ecole du Louvre,
paru en décembre 2006 
aux Editions Cairn, 29 rue Carrérot, 64000 Pau